
Je suis partie pour un périple au Sahara en 1973, avec deux amis, une 2CV et une Ami 6, spécialement revues par un garagiste afin de pouvoir affronter les pistes. Il n'y avait pas encore de routes à proprement parler pour descendre dans le Sud au-delà d'une certaine limite.
Le but espéré était Tamanrasset que nous n'atteindrons jamais, l'un des deux véhicules ayant rendu l'âme durant la dernière étape (Aïn Salah-Tamanrasset.)
Voyage initiatique, s'il en fut, dont je reste, aujourd'hui, encore éblouie.
Il m'en reste, entre autres, ces objets fétiches qui m'ont suivie d'un déménagement à l'autre: cruches, porte encens, sable des dunes du Hoggar, soigneusement ramené alors dans un bocal hermétiquement fermé et qui a gardé intacte sa couleur, et surtout cette énorme rose des sables trouvée grâce à l'aide de notre jeune guide, loin de tout dans les dunes du plateau de l'Assekrem d'où l'on découvre l'immensité du Hoggar.